Le panneau du quatrième arbitre s’allume : +7. Dans les tribunes, on soupire ou on s’impatiente selon le score, pendant que certains parieurs, eux, regardent surtout ce chiffre. Le nombre de minutes de temps additionnel fait partie des marchés « spéciaux » qu’on trouve chez certains opérateurs, et la Loi 7 dit exactement ce qui doit être compensé.
Ce que dit la règle
Le temps additionnel est encadré par la Loi 7 des Lois du jeu, publiées par l’IFAB. L’arbitre compense, à chaque mi-temps, le temps perdu à cause de :
- les remplacements,
- l’examen et la sortie des joueurs blessés,
- les pertes de temps volontaires,
- les sanctions disciplinaires,
- les pauses médicales prévues par le règlement de la compétition (pauses fraîcheur, pauses boisson),
- les vérifications et les révisions VAR,
- les célébrations de but,
- toute autre cause, comme un retard important à la reprise.
Le quatrième arbitre affiche le temps additionnel minimum décidé par l’arbitre. L’arbitre peut ensuite l’allonger, mais jamais le réduire.
Comment fonctionne le pari
L’opérateur fixe une ligne, par exemple 4,5 minutes pour la seconde période. Tu paries sur plus ou sur moins, avec exactement la même logique que pour l’over/under sur les buts.
Lis le règlement avant.
Le pari porte-t-il sur le temps affiché par le panneau, ou sur le temps réellement joué ? Ce n’est pas la même chose, puisque l’arbitre peut prolonger au-delà de ce qui est affiché. Selon la réponse, le même match peut faire gagner ou perdre ton pari.
Ce qui fait grimper le temps additionnel
Les buts. Chaque célébration est compensée. À scénario égal, un match à quatre buts fait perdre plus de temps qu’un 0-0.
La VAR. Une révision à l’écran peut prendre plusieurs minutes, toutes ajoutées à la fin de la période.
Les blessures, surtout quand un joueur doit être soigné sur le terrain ou évacué.
Les remplacements. Ils se concentrent en seconde période, ce qui tend à l’allonger, à vérifier sur les moyennes du championnat que tu joues.
Le scénario du match. Une équipe qui mène et gère son avantage multiplie les pertes de temps, que l’arbitre doit compenser.
Comment l’analyser
Regarde d’abord le temps additionnel moyen dans le championnat concerné et chez l’arbitre désigné, sur ses derniers matchs : les moyennes varient d’un arbitre à l’autre. Ensuite, demande-toi si le match a des raisons d’être haché, par exemple parce qu’une des deux équipes joue la montre dès qu’elle mène.
En direct, le marché devient plus lisible. À la 80e minute, tu sais déjà combien il y a eu de buts, de changements et de vérifications VAR. Mais l’opérateur le sait aussi, et sa ligne aura bougé en conséquence. Notre guide du pari live détaille ces mécanismes.
Est-ce disponible en France ?
Les opérateurs agréés ne peuvent proposer que les types de résultats autorisés par l’Autorité nationale des jeux, sport par sport (décret du 4 novembre 2020, articles 38 à 40). Les marchés spéciaux comme celui-ci ne sont donc pas proposés partout, ni sur toutes les compétitions.
Introuvable chez ton opérateur ? Ne va pas le chercher sur un site non agréé.
Et comme pour tout marché de niche, reste sur une mise de test, pour les raisons qu’on détaille dans notre article sur les paris spéciaux.
Questions fréquentes
Qui décide du temps additionnel ?
L’arbitre, qui compense le temps perdu dans chaque mi-temps. Le quatrième arbitre affiche le minimum décidé, et l’arbitre peut ensuite le prolonger mais jamais le réduire, selon la Loi 7 de l’IFAB.
Qu’est-ce qui est compensé dans le temps additionnel ?
Les remplacements, les soins aux blessés, les pertes de temps, les sanctions, les pauses médicales, les vérifications VAR, les célébrations de but et tout autre retard important.
Le pari porte-t-il sur le temps affiché ou le temps joué ?
Ça dépend de l’opérateur. La plupart règlent sur le chiffre affiché par le panneau du quatrième arbitre. Vérifie que c’est bien le cas chez ton opérateur.
Peut-on parier sur le temps additionnel chez un opérateur agréé ?
Pas partout. Les types de paris autorisés sont fixés par l’Autorité nationale des jeux, et ce marché spécial n’est pas proposé par tous les opérateurs ni sur toutes les compétitions.
Sources
- IFAB, Lois du jeu, Loi 7 : la durée du match (The International Football Association Board)
- Décret n° 2020-1349 du 4 novembre 2020 relatif aux modalités de régulation de l’Autorité nationale des jeux (Légifrance)
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